Germain Sommeiller : son engagement politique

il était une fois un saint-jeoirien de talent

Doté de notables capacités intellectuelles et d’un caractère affirmé, Germain Sommeiller a marqué de son empreinte l’histoire de son temps. Acteur majeur du percement du premier grand tunnel alpin, il a œuvré toute sa vie au service du progrès scientifique et social.

Ce circuit vous invite à découvrir le parcours exceptionnel d’un modeste Saint-Jeoirien, profondément attaché à ses racines,  devenu un ingénieur de renom et un homme politique engagé.

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Germain Sommeiller

MON ENGAGEMENT POLITIQUE…

Admirez cette belle demeure bourgeoise !  Cet hôtel particulier, appelé château Foncet, a été bâti au XVIIIème siècle à partir des matériaux provenant des ruines du château de Saint-Jeoire. Cet édifice abrite aujourd’hui la mairie.

De mon vivant, la mairie se situait dans la Maison Commune.  Saint-Jeoire faisait alors partie du Royaume de Piémont-Sardaigne et était dirigée par un syndic. 

 

Des lieux repères

 

Bien qu’extrêmement occupé par mon métier d’ingénieur, je n’en demeurais pas moins attentif au quotidien de mes compatriotes. Je vous confie ces quelques mots adressés à Ignazio Giulio : Quand je trouve un moment, je cours irrésistiblement chercher les journaux pour savoir l’état des choses dans ma patrie. Une fois hors des usines, c’est là mon premier besoin et il me prend les quelques heures qui m’appartiennent dans la soirée. “

1853, me voici député

Animé par des idées libérales et progressistes, je décide de me rendre à l’appel de mes compatriotes “.  Je tenais fermement à faire entendre ma voix et représenter le plus dignement possible les citoyens. 

Je suis élu député de la circonscription de Taninges le 8 décembre 1853. Mes idées libérales et anticléricales ne faisaient évidemment pas consensus. J’ai notamment été la cible du Courrier des Alpes qui critiquait le “ parfum de socialisme [qui dominait] tous [mes] discours “.

En novembre 1857, je suis battu par un Saint-Jeoirien de renom : le comte Ange Alexis de la Fléchère. 

" Je suis indépendant, après comme avant. […] Je suis heureux de secouer la poussière de mes pieds.  Le dégoût est monté à son comble et je me suis précipité vers cette lueur qui m’est venue des montagnes natives comme une aurore boréale. "
Extrait d'une lettre de Germain Sommeiller à l'attention de son ami Marin Fortunat Besson, 30 décembre 1853

De fidèles soutiens

1860 : une année cruciale

Au printemps 1860,  la Savoie est rattachée à la France. Pour ma part, je choisis de conserver la nationalité sarde.  

 

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Germain Sommeiller © gravure,  ad73_1fi1999_189-1-1.

 

Mon engagement politique se poursuit désormais de l’autre côté de la frontière nouvellement créée. D’avril à décembre 1860, je suis  député de la vallée d’Aoste.  En 1862, je deviens conseiller aux communales à Turin. Entre novembre 1865 et février 1867, je serai député du val de Suse.

Le 24 mars 1860, la signature du traité de Turin, entre l’Empire de Napoléon III et le Royaume de Piémont-Sardaigne, entraine le rattachement de la Savoie à la France, sous réserve de l’approbation de la population. Un plébiscite est donc organisé le 22 et 23 avril. Le « oui » l’emporte massivement. À Saint-Jeoire, aucun bulletin « non » ne sort des urnes. Un seul bulletin « nul » est enregistré. Le comte Ange Alexis de la Fléchère devient le premier maire de la commune.

7 sites à découvrir

Archives Académie Florimontane.

Bertoni Patrick-Alain, Germain Sommeiller in Saint-Jeoire mag, n°2, 2021.

Exposition Les Défis Sommeiller, Écomusée PAYSALP – Mairie de Saint-Jeoire, 2007.   

Germain Sommeiller in Bulletin Municipal de Saint-Jeoire, 1987.

La Revue Savoisienne, 1908.       

Le courrier des Alpes, 17 juin 1857.

Ouvrage collectif, Saint-Jeoire en Faucigny de son origine à nos jours, deuxième partie, ville de Saint-Jeoire, 2001. 

Ratel Roger, Le Tunnel ferroviaire du Fréjus 1857-1995, 1997.