Objet du mois : la machine à calculer
C’est la rentrée, il faut calculer
Emblème de la rentrée scolaire, la calculatrice est aussi un objet de collection. La collection Hermann compte de nombreux objets liés au calcul : boulier, calculatrice, machine à calculer. La collection compte 12 machines à calculer notamment 3 de la marque Olivetti et 3 de la marque Monroe qui sont les plus connues, il y a aussi une Friden, une Schneider, une Euréka, une Brunsviga, une Précisa et une de marque inconnue avec comme inscription Roules à billes.
Depuis la nuit des temps, l’homme a inventé des systèmes pour compter et calculer, le nom de calcul vient des cailloux utilisés par les romains, calculi. La méthode la plus courante utilisée était les bâtons, mais très vite des inventions ont permis d’améliorer et faciliter le calcul comme le boulier (en -2000 av J.-C.), l’astrolabe grec (vers -150 à -100 av J.-C.).
UN PEU D'histoire
L’histoire de la machine à calculer commence en 1642 avec son invention par Blaise Pascal [1]. Elle est dénommée machine arithmétique, roue pascaline et finalement Pascaline et marque le début du calcul mécanique. Avec son invention, il lança le développement du calcul mécanique d’abord en Europe jusqu’en 1680, puis dans le monde entier. Parallèlement, des nouveaux outils de calculs sont inventés comme les tables de logarithmes et les règles à calculer. Ces outils vont freiner le développement de la machine à calculer.
C’est seulement au 20ème siècle que les machines à calculer vont se généraliser, leur production va devenir industrielle et plusieurs marques vont commercialiser leur modèle. C’est en 1820 que Thomas de Colmar invente l’Arithmomètre à partir de l’invention de Leibniz (en 1673) qui fonctionne avec des cylindres à dents. En 1851, il simplifie son arithmomètre et cette machine permet d’effectuer de manière simple et rapide des multiplications, des divisions et des racines carrées. Progressivement, les banques et les compagnies d’assurances vont utiliser cette invention dans leur travail quotidien. C’est seulement à partir de 1890 que des fabricants concurrents mettent sur le marché d’autres modèles fonctionnant différemment.
Entre 1900 et 1960, les calculatrices mécaniques connaissent leur apogée, les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour les rendre plus facile d’utilisation, plus légères, capables de faire de plus grandes opérations. Mais le développement des calculateurs électronique puis celui des ordinateurs vont contribuer à rendre ces machines obsolètes.
la calculatrice MONROE
La calculatrice Monroe présentée ce mois-ci comporte un chariot mobile à l’arrière et permet de faire des multiplications, des divisions, des additions et des soustractions grâce à sa manivelle sur le côté qui actionnée dans un sens ou dans l’autre additionne ou soustrait. Elle date des années 1930 et comporte une plaque avec l’inscription suivante : Edouard ROUX 13 rue de la République LYON .
Pour découvrir le fonctionnement de la calculatrice mécanique Monroe : https://www.youtube.com/watch?v=LlSVXeNhXCk
Une calculatrice Monroe classée sur la liste des Monuments historiques en tant qu’objet :
https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM64000879
[1] né le 19 juin 1623 à Clermont (aujourd’hui Clermont-Ferrand) en Auvergne et mort le 19 août 1662 à Paris, est un mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.